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PHYTOTOXICITÉ CUPRIQUE dans la vigne par as de Verchère et P de Jaham

Dernière mise à jour : 11 oct. 2023

NOTE DE TRAVAIL RECHERCHE Anne-Sophie de Verchère - VIGNOBLE CHÂTEAU BÉNÉHARD - juillet 2023


Suite à toutes mes recherches, analyses et observations, j’ai constaté qu’un excès de cuivre dans le sol provoque d’abord une rhizotoxicité qui s’exprime par une coloration brune des racines, une diminution de la formation des poils absorbants, une diminution de l’élongation racinaire (Kopittke et Menzies, 2006), un épaississement des racines (figure 9A) (Marschner, 1995, Panou-Filotheou et Bosabalidis, 2004) et la diminution de la biomasse racinaire (Bravin Chercheur CIRAD, 2008) avant d’affecter la croissance des parties aériennes (Marschner, 1995).

Au niveau des parties aériennes, les symptômes que j’ai observés sont des atteintes du feuillage telles que des déformations, des décolorations jaunes internervaires caractéristiques des chloroses ferriques (Michaud et al., 2007, Davis et Beckett, 1978) induite par un excès de cuivre , des nécroses et une altération de développement de la vigne (Coïc et Coppenet, 1989, Brun et al., 1998).

Dans les cas les plus graves, j’ai pu constater que cela pouvait conduire au nanisme (Marcellin, 1974) ou à la mort des souches racines (figure 9A) (Marschner, 1995, Panou-Filotheou et Bosabalidis, 2004) et la diminution de la biomasse racinaire (Bravin, 2008) avant d’affecter la croissance des parties aériennes (Marschner, 1995).

Selon mes nombreuses analyses et observations au fil des année, les cas de phytotoxicité en vigne concernent peu les vignes âgées dont le système racinaire peut descendre en dessous des horizons du sol contaminés

Dans le cas des vignes âgées, ce sont surtout les conséquences indirectes d’un excès de cuivre comme la chlorose ferrique, que j’ai pu observer (figure 10A) tandis que les effets directs de la phytotoxicité cuprique touchent les jeunes vignes.





Suite à nos différentes plantations et/ou replantations (remplacement de pieds de vigne)

depuis 2016, j’ai constaté que la reprise de jeunes plants de vigne est souvent difficile les trois à cinq premières années dans les sols contaminés d’une part parce que les jeunes organes sont plus sensibles à la toxicité cuprique ; d’autre part car c’est le temps nécessaire pour que leurs racines traversent l’horizon contaminé.

J’ai observé et vérifications faites suite à nos plantations effectuées depuis 2016 que plus le sol est contaminé, plus le temps de reprise des jeunes plants augmente. La toxicité apparait généralement s’il y a une grande quantité de cuivre biodisponible, une CEC faible et un sol acide. Les symptômes peuvent régresser lorsque les racines atteignent un horizon moins acide (Delas et Juste, 1975) ou moins toxique.

Dans nos vignes, nous travaillons l’inter rang avec un enherbement composé d’une multitude de variété de plantes et fleurs .

La contamination des sols impacte également l’enherbement entre les rangs de vigne. Cette pratique mise en place au Vignoble Bénéhard, vise à limiter l’érosion des sols et à augmenter la portance des engins agricoles rendue difficile par la sensibilité plus importante des graminées couramment utilisées, à la toxicité cuprique. La difficulté de l’installation de l’enherbement peut être un bon indicateur du risque de toxicité cuprique sur la parcelle avant l’implantation de jeunes plants de vignes.

Enfin, une application du cuivre trop forte peut provoquer ponctuellement par contact des brûlures d’aspect doré (figure 10B), des lésions nécrotiques et une déformation ponctuelle des feuilles. Des applications excessives de traitements cupriques avant floraison pourraient avoir un effet pollinicide et provoquer du millerandage sur vigne bien que cela n’ait pas été clairement démontré (Branas, 1984)

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